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Actualités > Assurance maladie obligatoire
(AMO)
22/02/06
AMO: L’Anam sort sa grille tarifaire
- Médecins généralistes à 40 Dh et spécialistes à 60 Dh
- Les médecins scandalisés
- Boycott de la réunion prévue cet après-midi
La proposition tarifaire de l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) qui a été adressée, hier en fin de matinée, aux médecins, a eu l’effet d’une bombe. Les tarifs de base proposés sont de 40 et 60 DH pour les généralistes, selon l’organisme gestionnaire, CNOPS ou CNSS.
Les visites à domicile sont proposées aux mêmes prix. Pour les spécialistes, le tarif de base proposé est de 120 DH pour la CNSS et 60 DH pour la CNOPS. Le remboursement de ces actes et des autres (7 grilles tarifaires en tout) dans le cadre de l’assurance maladie obligatoire se basera sur ces prix. Rappelons que le taux est de 70% de la tarification de référence pour les soins prodigués par le privé et 90% pour le public. Encore faut-il que les médecins signent la convention avec les organismes gestionnaires. Les prestataires de soins crient au scandale. Vu les tarifs de l’Anam, ils considèrent que c’est une «insulte à la profession», selon Dr Mohamed Naciri Bennani, président du syndicat national des médecins du secteur libéral (SNMPL). Les prix de l’agence sont en effet trois à quatre fois inférieurs à ceux initialement proposés par les médecins privés. Ces derniers avaient avancé le tarif de 120 DH pour les généralistes et de 200 DH pour les spécialistes, ce qui «correspond aux dépenses réelles actuellement effectuées par la majorité des patients».
L’Anam invite les médecins à se réunir cet après-midi même pour finaliser les termes de la convention. Les médecins du syndicat comptent ne pas y assister. Le mécontentement est à son comble au sein de la profession. «Si les gestionnaires ne disposent pas des moyens suffisants pour payer les remboursements, qu’ils ne cherchent pas à le mettre sur le dos des médecins». Ils avaient vraisemblablement raison puisqu’ils craignaient, en dépit de leurs propositions, une tarification «unilatérale et arbitraire» (cf.www.leconomiste.com).
Le fonctionnement du système se trouve compromis par l’absence de consensus sur la tarification. En admettant que la majorité des médecins ne signent pas la convention, ce qui est le plus probable, sur quelle base se feront les remboursements? D’autant plus que la date de démarrage des premiers remboursements est prévue la semaine prochaine. Le problème reste donc entier.
Amale DAOUD
: L'Economiste
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