Bourse d'emploi au Maroc titre
En partenariat avec
Annuaire et moteur de recherche du Maroc
Demandeurs d'emploi
  Créer son CV
  Par cabinets
  Par fonctions
  Par entreprises
  Emploi régions
  Par organismes
  Stages au Maroc
  Concours au Maroc
Recruteurs
  Liste cabinets
  Liste entreprises
  Déposer une offre
  Nous Contacter
Ressources
  Les fiches métiers
  Conseils candidats
  Conseils recruteurs
  Actualités de l'emploi
  Nominations au Maroc
  La législation du travail
A propos
  Nos services
  Espace presse
  Dis le à un ami
  Nos partenaires
  Nous Contacter
 


Actualités >
Initiatives Emploi

 

23/09/05

Emploi : Une approche globale 
C’est aujourd’hui que s’ouvre à Rabat la rencontre « Initiatives Emploi » pour discuter de la problématique de l’emploi et proposer des solutions pour répondre aux besoins de plus de 100.000 demandeurs d’emploi qui accèdent chaque année au marché du travail. 

Le problème de l’emploi préoccupe l’ensemble du peuple marocain et constitue un véritable handicap pour le développement du Maroc. 

Cette problématique nécessite d’être traitée selon de nouvelles approches en impliquant toutes les parties concernées, en établissant des liens entre l’éducation, la formation et l’emploi, en accélérant les réformes à introduire et la mise à niveau de plusieurs secteurs. 

La prolifération du chômage qui affecte toutes les couches sociales et principalement les lauréats universitaires, constitue un véritable fléau national aux conséquences très graves et qui ne cesse de prendre des proportions alarmantes. 

Les causes du fléau qui touche la plupart des pays en voie de développement ainsi que des pays nantis, résident dans la croissance démographique et l’inadéquation entre la réalité du moment et la vision prospective au sujet des programmes d’enseignement et de formation. 

En effet, compte-tenu de l’évolution quantitative et qualitative qu’a connue notre pays, des changements intervenus au niveau des structures mentales, du mode de vie et des données socio-économiques, les besoins ne sont plus les mêmes et, par voie de conséquence, les programmes d’enseignement et de formation conçus pour une phase déterminée de la vie de notre société s’avèrent incapables de satisfaire ces besoins et de répondre aux attentes des jeunes qui, tout en étant détenteurs de diplômes universitaires supérieurs, se heurtent à l’absence de possibilités d’embauche et végètent, de ce fait, dans le désespoir et la frustration. 

Il importe donc d’assurer l’emploi aux jeunes détenteurs de diplômes universitaires et de leur prodiguer une formation continue afin de les intégrer dans le tissu social, et contribuer ainsi à réduire progressivement le nombre des jeunes sans emploi et assurer l’implication de tous les partenaires - chacun dans la sphère de ses responsabilités - pour définir une approche globale devant aider à limiter les effets néfastes de ce phénomène grave, tout en extirpant le mal à sa racine, en réexaminant le contenu des programmes d’enseignement et en adoptant la formation aux besoins du marché du travail et de l’économie nationale. 

Cette opération intéresse au premier plan l’université et le secteur privé qui doit procéder à une parfaite mise à niveau des entreprises et à une revalorisation du capital humain que certains ont tendance à sous-estimer et à négliger. 

Aujourd’hui, l’Etat ne peut à lui seul assurer l’emploi aux jeunes diplômés. Cette tâche incombe à tous les opérateurs économiques et sociaux et doit s’inscrire dans le cadre d’une stratégie globale et d’un vaste programme de développement humain mobilisant toutes les ressources et toutes les potentialités nationales. 

Le problème de l’emploi touche le présent et l’avenir de la nation. Aussi, S.M. le Roi lui a accordé tout l’intérêt requis et en a fait une priorité nationale. 

La lutte contre le chômage des jeunes doit donc constituer la priorité pour l’ensemble des composantes du peuple marocain et doit figurer au centre du programme et des préoccupations quotidiennes de tous les départements ministériels pour atteindre les objectifs fixés par S.M. le Roi et ouvrir des horizons prometteurs face aux jeunes générations qui aspirent à des lendemains meilleurs, au progrès, au bien-être et surtout à un emploi qui leur assure dignité et respect et leur permet de contribuer à l’édification de leur pays, à son développement et à son immunité dans un environnement international marqué par la mondialisation et par les graves défis qui en découlent. 

Le gouvernement doit revoir la politique suivie dans différents secteurs, repenser notre système d’enseignement et de formation, revoir le rôle de l’université, lutter contre le gaspillage et encourager les investissements créateurs d’emplois et toutes les initiatives de nature à assurer l’emploi et la formation continue des jeunes diplômés. S.M. le Roi a tracé la voie à emprunter en lançant l’INDH, il faut aller dans ce sens et veiller au niveau de l’application à ce que les résultats répondent aux attentes et aux buts escomptés et en premier lieu la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et la marginalisation. 

Les inégalités sont manifestes et criardes et il suffit de visiter les quartiers populaires et les bidonvilles dans les zones périphériques des grandes agglomérations urbaines pour se rendre compte de la dégradation des conditions dans lesquelles vivent les citoyens dont la majeure partie provient du monde rural victime de la marginalisation et du sous-développement. 

En effet, l’écart est flagrant entre le niveau de la majorité des citoyens qui souffrent de la misère et du besoin et celui d’une infime minorité qui vit dans l’opulence et dispose de fortunes colossales et de privilèges. 

Cette injustice est illustrée, tout d’abord, par les inégalités au niveau des revenus. Ainsi, pour ceux qu disposent d’un emploi stable et rémunéré, l’écart est trop grand pour qu’on puisse procéder à une quelconque comparaison. 

Quant à ceux qui n’ont qu’un emploi temporaire, ou qui s’adonnent à des activités relevant de l’économie informelle ou qui sont tout simplement au chômage, la notion de revenu perd toute signification, d’autant plus qu’il s’agit, le plus souvent, de personnes ayant des familles nombreuses à charge et dont plusieurs membres sont jeunes et sans emploi. 

Le chômage constitue donc le problème majeur auquel il faut trouver d’urgence les solutions salutaires, car c’est l’emploi qui procure des revenus, détermine le niveau de vie, la nature de l’habitat, le niveau de scolarité, les soins de santé, etc. 

Le plus urgent est de déterminer avec exactitude le nombre des sans-emploi et de ceux qui, s’ils ne souffrent pas d’un chômage absolu, subissent néanmoins les conséquences fâcheuses du chômage déguisé et de la faiblesse des revenus dont ils disposent. 

En négligeant le volet social, en renonçant à la création de nouveaux postes budgétaires et en n’encourageant pas le secteur privé pour qu’il investisse dans des activités productives et créatrices d’emploi, les gouvernements successifs ont accentué la crise du chômage, notamment parmi les lauréats universitaires. 

Aujourd’hui, la crise a atteint un niveau grave et nécessite des solutions urgentes. Ce sera la tâche prioritaire à laquelle doit s’atteler le gouvernement et c’est à la lumière des résultats obtenus en matière de création d’emplois que l’on jugera du succès ou de l’échec de sa politique économique et sociale. Le chômage constitue l’obstacle le plus dur à franchir, car c’est le principal handicap à toute entreprise de développement et de progrès et sans la solution de ce problème, on ne peut parvenir à réduire les disparités sociales et régionales ni adopter une quelconque stratégie de développement cohérente et efficiente. 

La prochaine loi de finances devra traduire les options du gouvernement en matière d’emploi et c’est à la lumière de son contenu que l’on pourra juger dans quelle mesure il s’engagera à réduire l’intensité de ce fléau qui touche presque toutes les familles marocaines et à lutter contre ses effets et - surtout - ses causes.

Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI : L'Opinion  

Articles en relation
Actualités : Vivendi Universal et Maroc Telecom créent un fond pour la création d'emploi  
Actualités : Journées d’Action pour la création d’emploi: Le nouveau dispositif 

 

DDernière mise à jours le 16 Mai 2009
Partenariat - Publicité - Infos Légales - Règlement & conditions de vente
Copyright © Marweb Sarl 1998 - 2009 Tous droits réservés.