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Matériaux souples
Maroquinier(ière)
Un travail à fleur de peau
Accessoires mais pas superflus, ils font partie de la vie de tous les jours ou appartiennent à l'univers du luxe ! En naturel ou synthétique , les sacs, gants, ceintures, porte-monnaie, bracelets-montres... sont confectionnés par le maroquinier.
Le cuir est un matériau naturel, presque vivant, qu'il convient de connaître sur le bout des doigts avant de le travailler. La beauté du produit final dépendra de la qualité de la peau utilisée. Qualité que seul l'oeil exercé du professionnel est à même d'apprécier. Par ailleurs, c'est une matière première qui coûte cher. Le maroquinier n'a donc pas le droit à l'erreur : il doit optimiser la coupe afin de réduire au maximum les chutes (jusqu'à 40 % sur une peau).
La réalisation d'un article commence toujours par le dessin du modèle et par la conception du prototype. Ensuite seulement, le professionnel passe à la fabrication proprement dite.
Première étape : la coupe, qui permet d'éliminer d'éventuels défauts. Il faut apprécier les teintes, assortir au mieux les nuances, positionner les pièces tout en respectant le sens des fibres et l'uniformité du grain. Avant de passer à l'assemblage, le cuir va subir différents traitements consistant à refendre (pour obtenir l'épaisseur idéale), parer (pour amincir le cuir sur les bords), remborder (replier la peau), gratter, plaquer (sous une presse chaude pour la brillance), glacer, fileter, perforer... Pour l'assemblage des pièces, là encore, les procédés sont multiples : couture à la main ou à la machine, rivetage, soudage, piquage et montage des fermetures à glissière, des doublures, des bandoulières, etc. Étape finale : la pose des accessoires (boucles, pressions, fermoirs) et les finitions. Autant dire qu'il faut une certaine expérience pour acquérir tel ou tel tour de main et devenir un professionnel accompli.
S'il pratique le cousu main au moyen de l'alênetraditionnelle, le maroquinier utilise aussi de nombreuses machines, certaines étant automatisées (presse hydraulique, emporte-pièces , ciseaux électriques pour la coupe, machines à refendre, à parer...).
Le maroquinier est l'héritier direct d'une profession ancestrale : celle de sellier-bourrelier-harnacheur, dont le savoir-faire se perpétue encore de nos jours. Le sellier-harnacheur réalise des selles et des harnais de cuir pour conduire un cheval ou un attelage. Le sellier-gainier habille de cuir des objets aussi divers que les coffres et les malles capitonnées, les étuis à fusil ou à jumelles, etc. Quant au sellier-garnisseur, il est chargé de l'habillage des habitacles et des sièges des automobiles haut de gamme. Enfin, le gantier est, comme son nom l'indique, un expert dans l'art de fabriquer des gants de peau (gants de ville, pour le sport...).
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